À trois jours du choc très attendu entre la France et l’Espagne en demi-finale de la Coupe du monde, les propos de Mariano Rajoy ne sont pas passés inaperçus. Dans une tribune publiée dans le média El Debate, l’ancien chef du gouvernement espagnol (Parti populaire, conservateur), au pouvoir de 2013 à 2018, a estimé que la France « dispose d’un effectif de très haut niveau » mais « sans Français ».
Le premier ministre espagnol socialiste Pedro Sanchez a très vite réagi en fustigeant dimanche sur X les « déclarations xénophobes » de son prédécesseur de droite. « Il y en a qui mesurent encore l’appartenance par le nom de famille, le lieu de naissance ou la couleur de peau. D’autres la mesurent par l’attachement à un pays et la volonté d’y contribuer », déclare Pedro Sanchez. « L’Espagne est à ceux qui l’aiment et la font vivre. Pas à ceux qui la déshonorent par des déclarations xénophobes. » Et de conclure : « France, on se retrouve en demi-finale (du Mondial-2026, NDLR). Que le meilleur gagne et que le racisme perde ».
« L’équipe de France ne comprend que des Français »
Dans l’hexagone, la sortie de Mariano Rajoy a suscité une pluie de réactions indignées. Interrogé sur BFMTV, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez a estimé que si cette déclaration « est exacte », elle « est absolument inacceptable ». « L’équipe de France ne comprend que des Français. La France n’est pas une nation ethnique, elle n’a pas de couleur de peau ou de religion. C’est une nation politique rassemblée autour de la devise républicaine. N’en déplaise à la droite raciste », a vertement répliqué le patron du Parti socialiste Olivier Faure (sur X).
« Hier une sénatrice du Paraguay, maintenant l’ancien premier ministre d’Espagne : ils ne peuvent pas s’empêcher d’exprimer un racisme crasseux pour tenter d’énerver notre belle…
Auteur: La Croix (avec AFP)

