16 villes à des milliers de km
Répartie entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, la Coupe du monde 2026 se déroulera dans 16 villes hôtes parfois séparées par plusieurs milliers de kilomètres. Cette organisation à l’échelle du continent nord-américain multiplie les déplacements aériens et contribue fortement à l’empreinte carbone de la compétition.
Selon les estimations du cabinet Greenly, les déplacements des spectateurs constituent de loin la principale source d’émissions de la Coupe du monde 2026. Ils pourraient générer près de 6,8 millions de tonnes de CO₂e, soit environ 88 % de l’empreinte carbone totale du tournoi.
Un format élargi
L’extension à 48 équipes et 104 matchs constitue un autre facteur clé de cette hausse. Plus de nations qualifiées signifie plus de supporters, plus de déplacements intercontinentaux et une logistique globalement plus lourde.
Cette expansion, combinée à l’échelle géographique du tournoi, entraîne mécaniquement une augmentation significative de l’empreinte carbone.
Une Coupe du monde face à ses contradictions
Face aux critiques, la FIFA souligne ses engagements en matière de développement durable et de lutte contre le changement climatique, inscrits dans sa stratégie environnementale. Mais pour l’édition 2026, aucun objectif contraignant spécifique n’a été fixé.
S’ajoute à cela une controverse grandissante autour des partenariats économiques de l’organisation, notamment avec le géant pétrolier Aramco. Plusieurs ONG y voient le symbole des contradictions qui entourent le football mondial. D’un côté, des engagements affichés en faveur du climat, de l’autre, un soutien financier venu de l’un des plus grands groupes pétroliers de la planète.
En misant sur un format toujours plus vaste et des déplacements toujours plus nombreux, la Coupe du monde 2026 risque surtout de rappeler les difficultés du sport mondial à s’adapter à l’urgence…
Auteur: Chloe Droulez

