Laurent Castaignède est ingénieur, fondateur du bureau d’études BCO2 ingénierie et essayiste, auteur de plusieurs ouvrages sur les transports et d’un essai sur l’empreinte environnementale du sport, Le revers de la médaille (Écosociété, mai 2026).
La Coupe du monde de football 2026 organisée cet été en Amérique du Nord (aux États-Unis, au Mexique et au Canada) fait l’objet d’une mesure aussi innovante qu’intrigante appliquée lors de toutes les rencontres : une « pause fraîcheur » qui divise chaque mi-temps de quarante-cinq minutes en deux quart-temps espacés de trois minutes, permettant aux joueurs de se désaltérer et de se reposer un peu.
Décidée fin 2025 par crainte de faire évoluer les joueurs (et d’accueillir les spectateurs) dans une atmosphère suffocante, qui pourrait conduire à de réelles défaillances physiques dangereuses pour leur santé, cette mesure n’en demeure pas moins préoccupante et paradoxale sur plusieurs points.
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Il faut reconnaître d’un côté qu’organiser des dizaines de matchs en début d’été dans des régions (mexicaines et étasuniennes) où les canicules sont coutumières, d’autant plus le midi ou l’après-midi, pourrait relever d’un certain masochisme. Ce d’autant plus dans un contexte de réchauffement climatique qui accentue le phénomène des vagues de chaleur partout sur la planète.
Mais d’un autre côté, organiser un tel événement l’hiver (comme ce fut exceptionnellement le cas pour l’édition 2022 au Qatar) bouscule lourdement le calendrier des championnats nationaux des pays pourvoyant l’essentiel des effectifs. En effet, face à la convocation pour plusieurs semaines des meilleurs joueurs, les fédérations nationales sont alors obligées de suspendre leurs compétitions pour les étaler à des moments suscitant moins l’engouement du public, situation…
Auteur: Laurent Castaignède

