D’ici trois semaines, 60 000 véhicules ne devraient plus pouvoir circuler dans Montpellier et dix communes tout autour. Les maires de la Métropole supplient Michaël Delafosse de décréter un moratoire de la mise en place de la ZFE (Zone à faible émission). Il botte en touche
C’est à l’unanimité que les 92 élus de 31 communes siégeant au Conseil de la Métropole de Montpellier avaient voté, voici quelques années, pour le calendrier de mise en place de la Z.F.E., zone de faible émission. Certes, une loi nationale, votée en 2019, impose aux métropoles de créer ce type de zones. Mais une latitude était laissée à chacune sur la mise en musique des opérations sur le terrain. Essentiellement le calendrier.
Il a plané quelque chose de giletjaunesque sur la séance de ce même Conseil, mardi dernier, 10 décembre 2024. Une majorité des conseils municipaux des communes entourant Montpellier, ont voté ces dernières semaines, des motions qui demandent un moratoire dans l’application de ce calendrier. Recul devant l’obstacle. Jean-Pierre Rico, maire de Pérols, expose ses craintes : « J’ai voté pour la mise en place de cette Z.F.E.. Mais il y a beaucoup d’incompréhension dans la population. Il n’y a pas d’info. Pas de relais. Moi-même je sais que dix mille véhicules sont immatriculés dans ma commune. En revanche, impossible de connaître leur répartition selon les diverses vignettes Crit’air. On ne sait rien non plus des dérogations possibles ».
Cette inquiétude a une date : le 1er janvier 2025, les véhicules affublés d’une vignette Crit’air 3 seront interdits de circuler dans Montpellier, et dans dix grosses communes les plus proches de la ville-centre. Un an plus tard, cette interdiction touchera la totalité des trente-et-une communes de la Métropole, dont un bon nombre sont beaucoup plus éloignées, rurales, mal desservies. Arnaud Moynier, le maire de Beaulieu, explique : « Ce qu’on appelle…
Auteur: Le Poing

