Comme certains ministères, le ministère du Travail va contribuer fortement à l’effort budgétaire prévu sur le champ de l’État, dans l’état actuel du projet de loi de finances. Avec 2,3 milliards d’euros de coupes, c’est une nouvelle diminution de 12 %, qui s’ajoute à un effort déjà notable l’an dernier. La politique de l’apprentissage est particulièrement touchée (relire notre article). « Ça fait bien partie des thèmes d’optimisation que l’on veut poursuivre, qui nous permettent de penser qu’on peut faire quasiment aussi bien avec un peu moins », a estimé ce 28 octobre le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, auditionné devant la commission des affaires sociales du Sénat.
Ce nouveau tour de vis sur cette politique, qui a connu un franc succès avec le franchissement l’an dernier de la barre du million de jeunes en alternance, inquiète au Sénat. « En soi, cela ne nous pose pas de problème puisqu’on doit s’inscrire dans cette trajectoire de baisse de la dépense. Ce qui est plus un souci, notamment sur ce budget qui est quand même un écosystème avec un certain nombre de partenaires, c’est l’absence de trajectoire et peut-être de cap », a soulevé Frédérique Puissat (LR), rapporteure pour avis de ce budget.
« Le pari, c’est qu’on arrive à tenir la politique », considère le ministre
L’an dernier, la majorité sénatoriale avait recentré le dispositif, en restreignant les…
Auteur: Guillaume Jacquot

