Le geste se voulait symbolique. Ce vendredi 7 juillet, l’association Canopée – Forêts vivantes s’est déplacée jusqu’au siège de la coopérative forestière Alliance Forêts Bois, à Cestas (Gironde), pour tenter d’engager le dialogue, sans succès, mais aussi pour y déposer un rouleau landais.
Ironiquement qualifié de “bébé de 750 kilos” par Bruno Doucet, chargé de campagne au sein de l’association de défense des forêts, l’outil avait été retrouvé par les militants de Canopée sur une parcelle de 20 hectares à Lésigny (Vienne).
Là, il avait été utilisé par les techniciens sylvicoles d’Alliance après une coupe rase afin de détruire les réseaux racinaires du sol de la parcelle, et avant de replanter, en lieu et place du peuplement initial, des pins maritimes.
Un exemple parmi d’autres du modèle de sylviculture intensive développé à grande échelle par la coopérative forestière et dénoncé par l’association Canopée dans son dernier rapport, “Enquête sur le système Alliance”, rendu public le 7 juillet dernier. Basé sur plus de deux ans de recherche, ce dernier décortique avec précision le fonctionnement d’Alliance, aujourd’hui première coopérative forestière de France.
“L’idée de l’enquête nous est venue de la coupe rase qui a été faite par Alliance dans la Vienne, rembobine Bruno Doucet, principal rédacteur du rapport. Sur la parcelle concernée, ils ont appliqué leur modèle classique, à savoir effectuer une coupe rase, passer le rouleau landais et replanter des résineux.”
Un procédé utilisé alors même que “la Vienne est située très loin de là où Alliance est initialement implantée, dans les Landes, renchérit Bruno Doucet. Avec ce type de cas, on voit bien que leur modèle se propage.”
Largement documenté dans le dernier rapport de Canopée, cet exemple vient étayer le constat sans…
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Auteur: La Relève et La Peste

