Coupures d’eau, évacuation : l’Iran en alerte face à la sécheresse à Téhéran

Alors que l’Iran subit une sécheresse historique, le gouvernement iranien prévoit de couper périodiquement l’eau à Téhéran, métropole de plus de 10 millions d’habitants, afin de limiter la consommation et d’enrayer le « gaspillage ». Le pays est confronté cette année à sa pire sécheresse depuis des décennies et dans la capitale le faible niveau des précipitations est « quasiment sans précédent depuis un siècle », avait affirmé en octobre un responsable local. Sur les 31 provinces que compte l’Iran, 15 n’ont pas reçu la moindre goutte de pluie depuis octobre, rapportait samedi 8 novembre l’agence de presse Isna.

Pour économiser l’eau, le gouvernement prévoit dès lors des coupures à Téhéran. « Cela permettra d’éviter le gaspillage même si cela peut occasionner des désagréments », a prévenu à la télévision d’État le ministre iranien de l’Énergie, Abbas Ali Abadi. Plusieurs médias locaux font déjà état de coupures nocturnes. La capitale iranienne, nichée sur le versant sud du massif de l’Alborz, connaît des étés chauds et secs, des automnes parfois pluvieux et des hivers qui peuvent être rigoureux et enneigés.

Le principal barrage de Téhéran à sec

Le président iranien a averti jeudi que Téhéran pourrait devoir être évacuée en raison des pénuries d’eau s’il ne pleut pas d’ici à la fin de l’année. Massoud Pezeshkian n’a pas précisé comment une telle opération serait menée.

Les habitants de Téhéran consomment environ 3 millions de mètres cubes d’eau par jour, selon les médias locaux. Mais le principal barrage de la capitale est pratiquement à sec. Le barrage Amir Kabir, l’un des cinq qui alimentent en eau potable la ville, « détient seulement 14 millions de mètres cubes d’eau », selon le directeur général de la compagnie des eaux de Téhéran, Behzad Parsa, cité dimanche par l’agence officielle…

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Auteur: La Croix (avec AFP)