La France a officialisé sa participation à l’escalade nucléaire. Le 2 mars à l’Île-Longue, base navale militaire située sur la presqu’île de Crozon (Finistère), Emmanuel Macron a annoncé l’augmentation du nombre de têtes nucléaires de l’arsenal français, qui en compte actuellement moins de 300.
« Nous ne communiquerons plus sur les chiffres de notre arsenal nucléaire, contrairement à ce qui avait pu être le cas par la passé », a-t-il précisé. Il a aussi confirmé la construction d’un sous-marin nucléaire lanceur d’engins « qui battra pavillon français, se nommera “L’Invincible” et naviguera en 2036 ». Paris, Londres et Berlin vont « travailler ensemble à des projets de missiles de très longue portée », ont également indiqué Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz dans une déclaration conjointe publiée dans la foulée.
Par ailleurs, le président de la République a annoncé la mise en place « progressive » d’une « dissuasion avancée », nouvelle doctrine ambiguë suggérant que la France pourrait protéger ses alliés européens. Ces derniers pourraient ainsi « participer aux exercices de dissuasion » et « le déploiement de circonstances, d’éléments de force stratégique » pourrait être mis en œuvre « chez nos alliés ».
Déjà, en février 2020, il avait laissé entendre que les intérêts vitaux de la France dépassaient ses propres frontières. Huit pays européens se seraient montrés intéressés par cette démarche : l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark.
La Chine et le Royaume-Uni augmentent leur arsenal nucléaire
Ce discours d’Emmanuel Macron, attendu depuis plusieurs mois, s’inscrit dans un monde de plus en plus conflictuel où la menace nucléaire s’accroît. Actuellement, neuf pays détiennent officiellement ou officieusement l’arme atomique : les…
Auteur: Émilie Massemin

