Couvre-feu pour lutter contre le narcotrafic : « On gèle la situation, mais on ne la règle pas », estime Jérôme Durain

A Saint-Ouen, Limoges, Béziers ou encore Nîmes, les arrêtés municipaux mettant en place des couvre-feux pour les mineurs se multiplient. Leurs modalités sont variables et visent des mineurs entre 13 et 16 ans sur une plage horaire entre 21 heures et 6 heures. Pris par des maires de sensibilités politiques différentes, les arrêtés municipaux cherchent tous à endiguer la délinquance des mineurs et en particulier celle liée au narcotrafic.

A Nîmes, l’arrêté municipal, entré en vigueur lundi 21 juillet, vise les mineurs de moins de 16 ans, entre 21 heures et 6 et pour une durée de quinze jours. La décision s’applique dans six quartiers de la ville paupérisés et gangrenés par le trafic de drogue et répond aux récentes fusillades ayant fait six blessés fin juin. À Limoges, où le maire a également pris un arrêté, le couvre-feu répond à la nuit de violences entre le 18 et le 19 juillet où des personnes cagoulées et armées ont défié les forces de l’ordre.

Un contexte de durcissement du régime pénal des mineurs

La multiplication des mesures limitant la liberté de circuler en soirée cherche à répondre à une implication croissante des mineurs dans le narcotrafic et s’inscrit dans un contexte de durcissement du régime pénal applicable aux mineurs. Ainsi, en cas de non-respect des obligations posées par le couvre-feu, les parents s’exposent à une amende forfaitaire de deuxième catégorie (35 euros) et peuvent faire l’objet de…

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Auteur: Henri Clavier

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