Les commentateurs de tous bords ont déjà beaucoup glosé sur ce qu’était le mouvement du 10 septembre dont personne ne sait pourtant encore, s’il existe déjà. Il a été dit et écrit, qu’il était au départ confus et souverainiste, puis qu’il s’avérait finalement de gauche voire d’extrême gauche. Chacun voit midi à 14h, il n’en est pas moins que tout à sa virtualité, ce mouvement est dans ses formes même d’organisation, anarchiste ; soit horizontal, acéphale et enclin à l’action directe. Qu’en pensent celles et ceux qui en-deça ou par-delà cette réalité se disent anarchistes. C’est le propos et la signature de cet article que nous avons reçu.
« Au stade avancé de la production de masse, une société produit sa propre destruction. »
Ivan Illich
I – CONSTAT
L’importance de la détestation provoquée par la grande bourgeoisie, les gouvernements et leurs laquais médiatiques n’est plus à démontrer. Le rejet épidermique du travail, de l’enrichissement sans limite des grandes fortunes, des formes les plus agressives de la marchandise, du broyage induit par la machine et de ses logiques écocidaires apparaît majoritaire selon comment la question est posée. La crise du Covid a fini de confirmer l’évidence déjà abondamment relevée au siècle dernier par les tenant.e.s de la critique du travail et du Capital : le capitalisme est une perte de sens. C’est jusque dans les corps que cette répulsion se manifeste. Burn out, dépression, déréalisation sont le lot commun d’une foule de producteurs-consommateurs aliénés, atomisés au dernier degrés. Pour quiconque tenterai de regarder au-delà du Mensonge, plus rien de séduisant dans l’éthos de la modernité. Rien que le juste mépris de soi, de notre devenir larve et du devenir cocon de notre maison commune. Plus rien pour contredire le désenchantement et la pauvreté d’expérience. Rien que des ersatz numériques, derniers agents de…
Auteur: dev

