L’été est là avec ses beaux jours et ses journées ensoleillées. La température invite à se découvrir et à rester au soleil pour changer la pâleur de la peau. Erreur. Notre peau n’est pas faite pour rester au soleil trop longtemps. Les rayons du soleil présentent un large spectre de longueurs d’onde. Ce spectre contient la lumière ultra-violette (UV), la lumière visible (VIS) qui nous permet de voir et la lumière infrarouge (IR) qui provient des effets thermiques. Plus la longueur d’onde est courte plus elle contient d’énergie et peut donc rentrer plus loin dans la peau.
Bouftoubleu/Wikimedia, CC BY
Intéressons-nous au spectre UV. Il contient les rayons UV-C qui constituent la zone d’énergie la plus élevée du spectre des rayons UV et s’étendent de 100 à 280 nm. Ces rayons sont considérés comme dangereux et sont connus pour causer le plus de dommages à l’ADN humain, mais ils sont actuellement absorbés par la couche d’ozone et ne posent donc pas de problème de santé majeur.
Les rayons UV-B qui s’étendent de 280 à 315 nm sont principalement associés aux brûlures. Bien que l’exposition à court terme à ces rayons provoque des coups de soleil, des périodes d’exposition plus longues sont capables d’augmenter la mélanogénèse et de provoquer une pigmentation, voire un cancer de la peau.
La couleur de notre peau résulte de sa production naturelle de pigments ou mélanine (mélanogenèse). Le bronzage est l’activation de la mélanogenèse par les UV. Environ 1 à 10 % des rayons UV à la surface de la Terre sont des UVB. Comme ces longueurs d’onde sont courtes, elles ne sont capables que d’atteindre l’épiderme et d’endommager l’ADN cellulaire, les protéines et les enzymes qui y sont exposés.
Les rayons UVA ont les longueurs d’onde les plus longues (315-400 nm) et…
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Auteur: Régis Barille, Professeur en physique à l’université d’Angers, Université d’Angers

