Le meurtre horrible du jeune Thomas à Crépol fait renaître les incessants débats sur l’insécurité, sur fond de récupération raciste par l’extrême droite. Est-il possible de comprendre l’insécurité à gauche ? Existe-t-il une voie entre le déni et parler comme la droite réactionnaire ? Tentative.
La droite et l’extrême droite ne parlent que de ça mais ne règlent jamais les problèmes d’insécurité et de criminalité
Les progrès de la droite et de l’extrême droite s’expliquent, bien sur, par une longue histoire raciste, par les inégalités sociales mais aussi par le pourrissement du quotidien créé par l’insécurité , le sujet mérite donc d’être développé.
Sur ce thème, la gauche est généralement partagée entre deux écueils. Le premier consiste à jouer la surenchère répressive au point de contredire ses valeurs et surtout de valider les solutions de l’adversaire qui font préférer, à un électeur doué de logique et convaincu par ce discours, l’original à la copie. Le second consiste à nier le problème, par exemple en parlant de “sentiment d’insécurité” et en s’’appuyant sur des chiffres peu représentatifs qui minimisent les faits, ou encore ne jamais aborder le sujet ou botter en touche en parlant d’autres problèmes.
Voilà un constat que beaucoup s’abstiennent de faire mais qui est pourtant éloquent : les méthodes brutales de lutte contre la criminalité et les violences proposées par la droite et l’extrême droite ne fonctionnent absolument pas.
L’enjeu principal ne consiste pourtant pas à nier l’insécurité mais à décentrer un petit peu et rappeler qu’elle n’est pas l’unique problème, loin s’en faut. Aussi pénible soit-elle pour les populations et les classes laborieuses, il est important de la mettre en perspective avec les autres problèmes auxquels nous sommes aussi confrontés : chômage, bas salaires, exploitation au travail, urbanisme en faveur de…
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Auteur: Rob Grams

