Aux premières heures du 13 juin, nous avons placé une plaque d’allume-feu sur le pneu avant d’une camionnette de l’entreprise Equans, rue Camille Desmoulins à Saint-Martin-d’Hères (Isère)
Cette société fait partie du groupe Bouygues et possède des filiales dans l’énergie nucléaire et la défense (comme cité ici)
De 2019 à 2025, une filiale d’Equans (Axima) a remporté 800 000 € en appels d’offres pour des travaux, la maintenance et l’entretien dans 3 CRA. 4 millions pour les postes de tir de la police de Paris et plusieurs millions pour le travail et l’entretien des commissariats dans toute la France.
Nous profitons de l’occasion pour citer plusieurs passages du numéro 64 de la revue L’Envolée :
« En prison, avec l’ouverture de quartiers de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) à Vendin-le-Vieil et Condé-sur-Sarthe, on passe aussi un cap dans l’horreur carcérale. Pas d’UVF, peu d’appels téléphoniques, pas de confidentialité des courriers aux avocats et pas de contact physique avec les proches à cause des parloirs hygiaphones. Tout pour couper les prisonniers du monde ! En plus d’intensifier la torture blanche, cet isolement laisse les mains libres aux matons. Et au mitard du QLCO de Condé, le matin, les prisonniers entendent des matons gueuler : « Ici, c’est chez nous ! Ici, c’est le IIIe Reich ! Les nazis, c’est nous ! » Alors là, du fin fond des prisons, on sent bien que le fascisme est déjà là. »
« 80 % des prisonniers en QLCO sont en détention provisoire. La fonction de ces quartiers est avant tout de faire avancer les instructions en poussant les prévenus à cracher le morceau. Ce dispositif est inspiré du statut de repenti tel qu’il est pratiqué dans les prisons italiennes sous le régime 41bis : pour en sortir, il faut balancer et mettre quelqu’un à ta place ! Les QLCO deviennent ainsi un maillon central de l’appareil judiciaire : il s’agit de faire subir…
Auteur:

