Chaque culture, chaque civilisation a son génie propre, mais aucune ne peut se trouver sans dettes envers les autres. Les leaders de ce monde doivent accepter la différence et savoir qu’une une conscience souillée par les désirs ne peut se délivrer ; et une sagesse troublée par l’ignorance ne peut se développer.
Je continue mon texte par les paroles d’Amanda Geender, une femme juive étasunienne antisioniste « Qui rassemblent des communautés entières et tuent des enfants dans la rue ? Quand je vois Gaza, je vois mon propre peuple languir dans des camps de concentration. Je vois un monde qui nous a tourné le dos, nous laissons massacrer en masse parce que nous ne sommes pas assez humains. Je fais un cauchemar, peux-tu me réveiller ? Je rêve que l’étoile de David ne soit pas cousue sur nos vêtements mais apposée sur les soldats génocidaires qui bombardent les hôpitaux, les écoles, les églises et les mosquées au mépris de la vie. »
Dans un monde singulièrement accidentel où le risque d’une Troisième Guerre mondiale s’exprime dans les discours politiques des financiers chaque jour, la vie devient un gouffre réel. Dans un monde d’angoisse où le réchauffement climatique et le dépôt de cholestérol dans nos veines deviennent des indices de prédiction d’un avenir assombri par des menaces infinies, la vie se transforme en un enfer invivable. Dans un monde où la technologie de fabrication des armes est sans conscience, la vie ruine les âmes et assassine la raison. Dans un monde où les ordres de se serrer la ceinture et zipper les bouches sont dans l’agenda du Fonds monétaire international, la vie devient un cauchemar suicidaire.
Aujourd’hui, la politique du fait accompli nous force à accepter la dominance, à être prédisposé à adorer les diables et admettre d’être un acteur dans le lieu du sabbat. Dans cette réalité du monde, nos enfants craignent leur avenir quand ils voient leurs semblables…
Auteur: Omar CHAALAL

