À cinq jours d’intervalle, les tracteurs sont de retour dans Paris. À première vue, les agriculteurs poursuivent leur mobilisation qui dure maintenant depuis décembre, d’abord contre la stratégie d’abattage mise en place pour lutter contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), puis contre le traité de libre-échange avec le Mercosur. Pourtant, plusieurs stratégies coexistent dans le monde agricole, si bien que les tracteurs d’une semaine ne sont pas forcément ceux de la suivante.
Une séance le 11 février à l’Assemblée pour discuter des décrets d’application de la loi Duplomb
D’ailleurs, les « bonnets jaunes » de la Coordination rurale (CR) s’étaient vus interdire toutes leurs manifestations déclarées à Paris le 8 janvier dernier, ce qui ne les avait pas empêchés de réussir à atteindre l’Assemblée nationale. Ce mardi, c’est une chorégraphie bien plus ordonnée et répétée qui s’est mise en place. Le cortège de 350 tracteurs est entré dans Paris au petit matin avec l’autorisation de la préfecture, avant de s’installer aux abords de l’Assemblée nationale, quai d’Orsay, encadré par les forces de l’ordre.
Cette fois-ci, les rédactions ont été prévenues en temps et en heure et les caméras sont présentes devant l’Assemblée pour assister aux échanges entre les représentants de la FNSEA, premier syndicat agricole, et la ministre de l’Agriculture Annie Genevard (LR). Au centre des discussions, se…
Auteur: Louis Mollier-Sabet

