Près de 18 mois après que des factions armées rivales ont commencé à se battre au Soudan, plus de 10 millions de personnes ont dû fuir, dont la moitié sont des enfants.
La Secrétaire générale adjointe par intérim des Nations Unies aux affaires humanitaires, Joyce Msuya, a déclaré lors de la réunion que malgré les « efforts courageux des organisations humanitaires locales et internationales, nous ne pouvons tout simplement pas fournir un niveau d’assistance adéquat ».
« Ne nous retrouvons pas dans un an à regretter encore 12 mois de morts, de destructions et de souffrances insupportables. Engageons-nous aujourd’hui à prendre des mesures concrètes et urgentes pour protéger et soutenir les civils au Soudan », a-t-elle ajouté.
Avant la réunion, elle avait dénoncé « 17 mois d’enfer », au cours desquels des milliers de civils ont été tués, des communautés entières déplacées et privées de nourriture, des enfants traumatisés, des femmes violées et maltraitées.
Selon Mme Msuya, une action internationale décisive est urgente : « Nous avons besoin d’un accès humanitaire à tous ceux qui en ont besoin, par tous les moyens nécessaires, d’un financement accru pour la réponse, d’engagements fermes pour protéger les civils et, surtout, de mesures réelles et inclusives pour mettre fin à cette guerre ruineuse ».
Des professionnels de santé dans une maternité, à Khartoum, la capitale du Soudan.
Une diplomatie difficile
Les avertissements répétés des humanitaires de l’ONU et les appels du Conseil de sécurité à la fin des hostilités n’ont pas mis un terme à la violence, bien que les pourparlers de paix menés en Suisse en août par les États-Unis et les médiateurs de l’Égypte, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis aient abouti à des engagements visant à accroître l’accès de l’aide depuis…
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Auteur: Nations Unies FR

