Rarement un Festival du livre aura autant braqué les projecteurs. La réaction des acteurs du livre est très attendue ce vendredi 17 avril, à l’ouverture de l’édition 2026, alors que plus de 150 auteurs ont déjà claqué la porte de Grasset pour protester contre le renvoi de leur PDG Olivier Nora. De Virginie Despentes à Bernard-Henri Lévy, tous y voient la mainmise du principal actionnaire : Vincent Bolloré.
« En France, on reste attaché à la liberté des auteurs »
Le coup de force a provoqué une vive émotion bien au-delà du monde de l’édition. Au point qu’Emmanuel Macron, en visite au Festival ce vendredi matin, a jugé bon de réagir à la polémique. Le Président a estimé auprès de plusieurs journalistes qu’il est « très important d’exprimer » et de « défendre » le « pluralisme éditorial » en France.
« En France on reste attaché à tout ce qui fait notre force d’ailleurs, la liberté des auteurs, leur qualité, le rôle de l’éditeur », a clamé Emmanuel Macron dans les allées du Grand Palais, disant avoir « beaucoup d’estime pour ces grandes maisons » que sont Gallimard et Grasset.
« C’est des maisons qui sont à respecter », « un catalogue c’est une histoire littéraire », a-t-il ajouté. Grasset, à ce titre, était réputé pour publier des auteurs aux positions politiques et idéologiques très variées. « L’éditeur ce n’est pas simplement celui qui imprime les livres, […] c’est…
Auteur: Christian Mouly

