Un refus, mais des perspectives d’avenir. Le Sénat a rejeté la création d’une clause de conscience pour les auteurs, dans le cadre de l’examen, mercredi soir, d’une proposition de loi pour améliorer les relations entre les acteurs des secteurs du livre et de la musique. Ce texte, déposé à la Chambre haute il y a plus d’un an, a été heurté par la crise du secteur déclenchée par le départ du patron de Grasset, Olivier Nora, poussé vers la sortie par son actionnaire Vincent Bolloré, propriétaire d’Hachette (maison-mère de Grasset). Plusieurs centaines d’écrivains publiant chez Grasset ont claqué la porte en guise de protestation.
Depuis, les appels d’artistes pour mieux protéger leur indépendance se multiplient. Au centre des revendications : la mise en place d’une clause de conscience permettant aux auteurs de résilier leur contrat à certaines conditions, à l’image de ce que la loi prévoit pour les journalistes.
Une « réponse médiatique », selon Max Brisson (LR)
Rapporteure du texte, la sénatrice socialiste Sylvie Robert s’est fait leur porte-voix depuis l’éclatement de l’affaire et appelle à traduire leur demande dans la loi. Mercredi soir, elle a donc déposé un amendement en ce sens, rejeté par la majorité sénatoriale. L’écologiste Monique de Marco s’y est aussi essayée, sans plus de succès.
Telle que proposée par Sylvie Robert, la mesure ouvre la voie à une résiliation du contrat dans deux…
Auteur: Christian Mouly

