Acrimed : Pouvez-vous nous présenter votre collectif ?
Eva Morel : Quota Climat est très jeune : on s’est lancé en 2022. Le point de départ c’était le baromètre de « L’affaire du siècle », qui chiffrait entre 2 et 5% l’espace médiatique dédié aux enjeux écologiques. Avec la campagne présidentielle, qui arrivait dans la foulée de la publication du rapport du GIEC, en février 2022, ça nous a interpellé. À titre personnel, je suis collaboratrice parlementaire à l’Assemblée nationale, c’est le cas également de la co-présidente et c’était le cas de notre secrétaire générale : on était baigné dans le monde politique, et on voyait l’influence qu’avait le sous-traitement de ces enjeux sur les responsables politiques – eux-mêmes moins incités à incorporer ces sujets dans leurs programmes, à en parler lors de leurs passages médias, etc. Et donc pour nous, c’était particulièrement préoccupant à double titre : à la fois pour l’information du grand public, et vis-à-vis de la prise de mesures politiques ambitieuses.
Donc on a lancé une tribune dans le Journal du dimanche début mars 2022 : on demandait l’instauration volontaire d’un quota de 20% dédié aux enjeux écologiques, notamment dans le cas de la campagne présidentielle, et législative dans la foulée. En plus d’une certaine adhésion au constat de la faible représentation de ces sujets, on était particulièrement interpellés par le fait que, globalement, dans la mobilisation écologique, il n’y avait pas forcément d’associations ou, en tout cas, de groupes de pression qui traitaient de ce sujet, en tout cas qui exerçaient une activité d’influence envers les médias. Ça répondait à un véritable besoin puisque c’était un impensé de la mobilisation. Il fallait agir là-dessus.
Ensuite on a lancé une pétition, qui a recueilli actuellement plus de 30 000 signatures, mais on ne l’a pas animée depuis plusieurs mois…
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Auteur: Blaise Magnin, Maxime Friot Acrimed

