La responsable du numérique de la Commission européenne a appelé Meta et TikTok à « agir de manière décisive » pour enrayer la désinformation en temps de crise, indiquant que la Commission avait mené des discussions avec les deux plateformes vendredi 7 août, à la suite de l’afflux de migrants à Ceuta la semaine dernière.
Une vague de désinformation sur les réseaux sociaux aurait largement contribué à la ruée de dizaines de milliers de personnes vers le territoire espagnol d’Afrique du Nord, une rumeur selon laquelle « la frontière de Ceuta (était) ouverte » s’étant propagée comme une traînée de poudre sur les réseaux.
« Les plateformes doivent agir de manière décisive pour préserver l’intégrité de l’espace numérique, en particulier en situation de crise », a déclaré Henna Virkkunen, commissaire à la souveraineté technologique, à la sécurité et à la démocratie.
« La surveillance doit être renforcée, la coopération avec les vérificateurs de faits doit être consolidée », a ajouté Henna Virkkunen, ajoutant que l’UE « assurera un suivi lundi ».
L’Espagne a réagi rapidement en renvoyant les migrants depuis Ceuta, annonçant mardi que sur les 72 000 personnes entrées dans l’enclave depuis le Maroc les 30 et 31 juillet, toutes sauf 2 000 étaient reparties. Selon les autorités espagnoles, 80 personnes sont mortes lors de cette ruée, notamment par noyade.
« Opération délibérément organisée »
L’incident a été exploité par des voix de droite et d’extrême droite comme preuve que l’Europe est assiégée par une immigration incontrôlée, et a provoqué une brouille diplomatique entre l’Espagne et l’Italie, qui défend une ligne dure en matière migratoire.
Le commissaire européen aux affaires intérieures et à la migration, Magnus Brunner, a qualifié mardi l’épisode de Ceuta de « test » pour la sécurité des frontières…
Auteur: La Croix (avec AFP)

