Crises en Outre-mer : « On s’est retrouvés esseulés, face à une telle impuissance », témoigne un maire martiniquais

Le premier jour du congrès des Maires de France est dédié aux Outre-mer. L’occasion de discuter des différentes crises que rencontrent ces territoires français. A l’image de la vie chère et de la montée des violences qui ont particulièrement touché la Martinique, Mayotte et la Nouvelle-Calédonie. Mais pour les maires d’Outre-mer, c’est aussi le moment de raconter leur vécu face aux récentes crises. Réunis au Palais des congrès d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), trois d’entre-deux ont pris la parole.

En Martinique, les crises sont récurrentes. Ce n’est pas Samuel Tavernier, maire du François, ville de 16 000 habitants dans l’Est de l’île, qui dira le contraire. « Déjà en 2009, il y a eu une crise sur la vie chère. Quatorze ans après, les Martiniquais constatent que toutes les mesures n’ont pas été appliquées et que la vie est de plus en plus chère », se désole l’édile. Après cette contestation, à la fin des années 2000, un mouvement citoyen s’est constitué dans sa ville. L’organisation ne voulait ni élus, ni syndicats. Les pouvoirs traditionnels n’ont pas réussi à régler leur problème. Ils ont donc été considérés comme inutiles.

« Pour nous, la difficulté, c’était de savoir comment réagir »

Sauf qu’avec les débordements du mois de septembre, les habitants ont demandé le retour de l’ordre et l’implication des élus. « Or, nous avons été écartés », rappelle Samuel Tavernier. «…

La suite est à lire sur: www.publicsenat.fr
Auteur: Quentin Gérard

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com