Les petites et moyennes entreprises (PME) réalisent de plus en plus des opérations de croissance externe. L’avantage ? Se développer. L’inconvénient ? Les financer. Pour ce faire, les PME doivent recourir à de la dette ou des financements propres.
La croissance externe est une opération par laquelle une entreprise acquière une autre entité, afin d’accélérer son développement en renforçant ses positions sur un marché ou en diversifiant sa gamme de produits ou ses implantations géographiques. Par exemple, dans le nord de la France, le groupe REG spécialisé en équipements industriels a acquis 100 % du capital de la société ERTP.
Les opérations de croissance externe sont souvent associées aux entreprises de grande taille, l’entreprise de services numérique Capgemini souhaite acquérir WNS Holdings, une société de services technologiques pour 2,9 milliards de dollars.
Au demeurant, la croissance externe constitue aussi un levier de forte croissance à disposition des petite ou moyenne entreprises (PME), dès lors qu’elles surmontent les contraintes d’accès aux financements liées à leur taille. Rappelons que les PME ont pour caractéristique d’employer moins de 250 personnes ou de réaliser un chiffre d’affaires annuel n’excédant pas 50 millions d’euros. Au niveau de l’économie dans son ensemble, la croissance des PME est non seulement un facteur de développement de l’innovation et de création d’emplois, mais elle se situe aussi au cœur des débats sur les difficultés des PME françaises à se développer en Europe et à l’international.
Levier efficace de croissance pour les PME
Les opérations de croissance externe présentent de véritables enjeux pour l’écosystème des PME. L’étude de Bpifrance relève que si 81 % des dirigeants ont envisagé de mener une opération de croissance externe sur la période 2018-2022. Seulement 34 % ont concrétisé cette intention. Ce constat…
Auteur: Ludivine Chalencon, Maître de conférences, finance et comptabilité, iaelyon School of Management – Université Jean Moulin Lyon 3

