La croissance s’enraye en France. Déjà sous pression avec le blocage du détroit d’Ormuz, le pays assiste désormais aux premiers effets négatifs d’un été caniculaire sur la production nationale. L’Insee a nettement revu à la baisse ce 28 août sa prévision de croissance pour le deuxième trimestre. Alors que l’institut national de la statistique attendait précédemment une croissance de 0,2 % du PIB, ce sera finalement une croissance nulle. Cette révision s’explique principalement « par la prise en compte de la situation encore plus dégradée de la production agricole par rapport aux informations disponibles fin juillet », détaille l’organisme dans une publication. Le ministre de l’Economie et des Finances Roland Lescure a évoqué un « impact absolument terrifiant, énorme » des épisodes caniculaires à répétition, qui se fera ressentir dans le second semestre.
La douche froide concerne aussi le premier trimestre. L’évolution du PIB dans cette période est désormais évaluée à -0,2 %, au lieu de -0,1 % du PIB. A ce stade, la France évite de peu la récession technique, qui se caractérise par deux trimestres consécutifs de recul du PIB. Le tableau s’assombrit néanmoins, puisque fin 2025, l’Insee tablait sur une progression de 0,2 % lors des trois premiers mois de l’année.
La dégradation pour le premier trimestre illustre avant tout la profondeur du choc occasionné par la guerre en Iran, crise qui n’a…
Auteur: Guillaume Jacquot
