Le produit intérieur brut (PIB) de la France a reculé de 0,1 % au troisième trimestre, annonce vendredi 30 octobre l’Insee, après avoir stagné au deuxième trimestre et reculé de 0,2 % au premier.
Au total, « l’acquis de croissance » à la fin du troisième trimestre, c’est-à-dire ce que serait la croissance sur l’année si le PIB restait stable au quatrième trimestre, est de 0,2 %, rendant difficile d’atteindre les 0,5 % toujours pronostiqués par le gouvernement, et même les 0,4 % anticipés par l’Institut national de la statistique lui-même et la Banque de France.
Une forte contraction des exportations
Le recul de l’activité s’explique principalement par une forte contraction des exportations (- 1,7 % après + 2,8 % au deuxième trimestre), en particulier dans les matériels de transport (- 9,1 % après + 20,8 %), notamment l’aéronautique. Les importations sont pour leur part restées quasiment stables (+ 0,1 %), le tout se traduisant par une contribution négative de 0,6 point du commerce extérieur à la croissance du 3e trimestre.
La demande intérieure finale atténue cependant ce recul. La consommation des ménages progresse sur le trimestre de 0,4 % après + 0,2 % au printemps, portée notamment par les achats de véhicules électriques, le rebond des dépenses d’énergie et la hausse de la consommation de services, en particulier dans l’hébergement-restauration et les loisirs. La consommation des administrations publiques augmente également de 0,3 %.
Recul de l’investissement
À l’inverse, l’investissement recule encore (- 0,6 % après – 0,5 %), en particulier du fait d’une baisse de l’investissement en construction (-0,5 %), tandis que l’investissement en produits manufacturés chute de 1,9 %, particulièrement l’investissement en matériels de transport. Au total, la demande intérieure contribue à l’évolution du PIB pour + 0,1 point au troisième trimestre.
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Auteur: La Croix (avec AFP)
