Crue au Népal : le bilan revu à la hausse, au moins 1 400 personnes sont mortes

Le bilan donne le vertige. Trois semaines après la catastrophe qui a frappé le Népal le 26 août, 6 150 personnes sont toujours portées disparues, selon les autorités locales, qui ont fortement révisé leurs estimations après vérification. 1 403 corps ont été retrouvés, dont 105 seulement ont pu être identifiés. Côté chinois, 43 personnes ont été déclarées mortes et 519 portées disparues.

La catastrophe, déclenchée par l’effondrement d’une immense paroi rocheuse et d’une partie du glacier de Langtang Lirung, à plus de 5 000 m d’altitude, a provoqué une avalanche de glace et de blocs rocheux qui s’est transformée en torrent de boue, d’eau et de sédiments dévalant la vallée à près de 200 km/h, emportant tout sur son passage : routes, bâtiments, ouvrages électriques…

Une étude publiée le 17 septembre par le réseau de scientifiques World Weather Attribution souligne le rôle du réchauffement comme facteur de déstabilisation dans la région.

Le Népal, pays en grande partie rural de 30 millions d’habitants, n’est pourtant responsable que d’une fraction des émissions mondiales de gaz à effet de serre par rapport aux nations industrialisées. Élu en mars, le Premier ministre, Balendra Shah, effectuera la semaine prochaine son premier voyage à l’étranger en tant que dirigeant, pour s’adresser à l’Assemblée générale des Nations unies sur cette question urgente. La facture de la reconstruction après les inondations devrait s’élever à 4,78 milliards de dollars, selon les autorités.

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