L’élection de Donald Trump ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire des cryptomonnaies. En nommant un de ses partisans à la tête du gendarme financier américain, la SEC, il s’engage dans un combat féroce avec l’Union européenne. L’objectif ? « Devenir la capitale cryptographique de la planète. » De son côté, le Vieux Continent s’arme de la réglementation MiCA (Markets in Crypto-Assets) pour contrôler ce Far West numérique, protéger les consommateurs et ses marchés financiers.
« Félicitation aux fans du bitcoin ! 100 000 dollars ! IL N’Y A PAS DE QUOI ! Ensemble, nous allons rendre sa grandeur à l’Amérique. » Sur son réseau Truth Social, le 5 décembre 2024, Donald Trump s’arroge le succès du cours du bitcoin grâce à son élection. Car la question des cryptomonnaies a irrigué le débat présidentiel aux États-Unis. Le nouveau président américain souhaite faire de son pays « la capitale cryptographique de la planète ». Une position vis-à-vis des cryptomonnaies aux antipodes de la sienne quelques années auparavant. Dans une interview à Foxnews en 2021, il qualifiait le bitcoin d’« escroquerie ». En politique, le vent tourne.
Donald Trump ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. À la suite de son élection en novembre 2024, il annonce la nomination de Paul Atkins à la tête de la Securities Exchange Commission (SEC), le gendarme boursier américain. Il remplace Gary Gensler, un farouche opposant aux cryptomonnaies. Âgé de 66 ans, Paul Atkins a déjà été commissaire de la SEC de 2002 à 2008 sous George W. Bush. Donald Trump a également nommé David Sacks, un proche d’Elon Musk, à un nouveau poste de conseiller en intelligence artificielle (IA) et cryptomonnaies. Il est connu pour être un membre de la fameuse « mafia PayPal ».
2024 : amende, procès et prison
Ce retournement politique arrive après une année judiciaire pour les cryptomonnaies. La SEC a…
Auteur: Éric Le Fur, Professeur, INSEEC Grande École

