Plus de 60 ans d’embargo, 34 résolutions demandant sa levée et toujours la même impasse. L’Assemblée générale des Nations Unies a de nouveau réclamé, mercredi, la fin des sanctions économiques, commerciales et financières imposées à La Havane par Washington. Une condamnation diplomatique devenue rituelle, mais qui prend cette année une dimension particulière. Sous l’impulsion du président américaine Donald Trump, les États-Unis ont encore durci leurs restrictions contre l’île communiste, déjà plongée dans une profonde crise économique et énergétique.
Le texte, présenté par La Havane, appelle les États-Unis à lever leur embargo contre Cuba et exhorte les autres pays à ne pas appliquer de mesures similaires, jugées contraires aux principes de la Charte des Nations Unies. Il dénonce notamment les effets extraterritoriaux de la loi américaine Helms-Burton, adoptée en 1996, qui permet de sanctionner certaines activités économiques étrangères liées à Cuba.
La résolution n’a toutefois aucune force contraignante. Depuis 1992, l’Assemblée générale condamne presque chaque année l’embargo, sans parvenir à infléchir durablement la politique américaine. Mais le soutien international à cette condamnation s’érode. En 2024, 187 pays avaient voté pour la levée de l’embargo, contre seulement deux voix contre, les États-Unis et Israël, et une abstention. En 2025, ils n’étaient plus que 165 à soutenir le texte, contre sept oppositions et 12 abstentions. Mercredi, la résolution n’a recueilli que 130 voix favorables, contre 17 oppositions et 25 abstentions.
Mike Waltz, le représentant permanent des États-Unis auprès des Nations Unies , s’adresse à l’Assemblée générale lors du débat sur le blocus de Cuba.
Une économie privée d’oxygène
Cette évolution intervient…
Auteur: Nations Unies FR
