Le lendemain, jeudi 18, l’Assemblée nationale du pouvoir populaire a débattu en une après-midi le texte présenté, et que, bien entendu, ses membres possédaient déjà depuis quelque temps, celui ayant été lu en entier et commenté par le Premier ministre, Marrero Cruz. Contrairement au Plénum, qui été retransmis ensuite, cette session extraordinaire de l’Assemblée nationale du pouvoir populaire a été transmise en direct par la télévision. Je me promets de les donner à lire au plus vite (lecture des propositions et commentaires du Premier ministre, interventions des députés et intervention finale de Miguel Díaz-Canel), tant leur connaissance et leur analyse sont vitales pour saisir le point où en est aujourd’hui la Révolution cubaine dans sa volonté de résistance et de maintien du cap socialiste. Les mesures adoptées depuis plusieurs années à l’issue de plusieurs congrès du parti n’ayant pas apporté, tant s’en faut – voire au contraire – les résultats escomptés, elle se devait de renoncer aux mécanismes habituels utilisés jusqu’ici pour surmonter la crise et de s’engager sur des voies nouvelles où rien n’est encore écrit, à plus forte raison quand l’ennemi séculaire ne desserrera vraisemblablement pas son étau (sans doute fera-t-il le contraire) et que les bouleversements prévus à l’intérieur devront par conséquent se réaliser dans un contexte extérieur toujours aussi hostile. En tout cas, de nombreuses analyses et réactions intelligentes sur les réseaux sociaux ont déjà vu le jour de la part de commentateurs cubains et méritent qu’on les lise.
La Table ronde télévisée de ce vendredi 19 a été consacrée à l’analyse de ce texte qui, je le répète, chamboule les orientations économiques fixées jusque-là et doit être rendu public demain samedi.
Jacques-François Bonaldi (La Havane), 19 juin 2026.
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CUBA N’A PAS BESOIN DE PLUS D’AJOURNEMENTS, ELLE A BESOIN DE…
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