Après des études de lettres puis de cuisine, et une expérience de cuisinière, Lucie Le Guen met désormais sa plume au service d’associations et d’entreprises engagées dans la transition écologique. Pédagogique, son premier livre, Cuisiner low-tech — Recettes locales et créatives pour économiser l’énergie (éd. Ulmer), propose lieux ressources, techniques et recettes pour se familiariser avec la cuisine basse technologie.
Soupes épaisses, riz trop cuit et ratatouilles, voilà les recettes qui incarnent trop souvent la cuisine low-tech (basse technologie). Cette cuisine peut pourtant être goûteuse et inventive, en plus d’être éthique — elle permet un premier pas vers la sobriété énergétique et l’indispensable transition écologique.
Pour autant, nul besoin de compter les grammes de carbone émis. Il s’agit plutôt de retrouver du bon sens en consommant des produits locaux, bio et de saison, en s’appropriant des modes de conservation durables comme la fermentation, en utilisant des ustensiles simples et les énergies renouvelables que sont le temps, nos corps, le soleil, le feu et le froid.
Four solaire, marmite norvégienne…
Saviez-vous que si nous devions pédaler pour produire l’énergie nécessaire à la cuisson d’un plat de pâtes, nous pédalerions pendant dix heures ? Accessible en ligne gratuitement, le jeu Revolt met en parallèle la consommation énergétique de certaines activités et leur équivalent en temps de pédalage. On comprend ainsi mieux l’intérêt de remplacer, même occasionnellement, nos fours et plaques de cuisson (deux des plus gros consommateurs d’énergie du foyer, après la climatisation et le chauffage) par un four solaire ou un rocket-stove (poêle à fort rendement énergétique, sans fumée de combustion) — des associations comme Chemins de faire se proposent aujourd’hui de vous accompagner dans la réalisation de ce type d’outils.
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