A plusieurs reprises lors de son audition devant la commission des lois du Sénat, Laurent Nuñez a mis en avant « la transparence » dont a fait preuve son ministère suite à la cyberattaque qui a visé plusieurs systèmes informatiques sensibles début décembre. Un jeune hacker de 22 ans a été depuis mis en examen pour « accès frauduleux en bande organisée dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’Etat » et placé en détention provisoire.
Les conditions de cette intrusion sont apparues plutôt embarrassantes pour le ministère de l’Intérieur. Le hacker s’est rendu maître de boîtes mails de la police nationale dans lesquelles des agents avaient échangé des mots de passe pour accéder à un certain nombre d’applications. « Un défaut d’hygiène numérique », a concédé Laurent Nuñez.
Sur les 150 applications de police, le suspect a pu en consulter 7, parmi lesquelles, le Traitement d’antécédents judiciaires (TAJ), le Fichier des personnes recherchées (FPR), et les fiches Interpol.
« L’attaquant n’a pas procédé à des modifications ou destructions de documents »
Dans le détail, le hacker a pu extraire 72 fiches TAJ et plusieurs milliers de « sommaires » sur les 19 millions que comporte le système. Pour le FPR, 23 fiches, 3 000 sommaires, ont été extraits. 10 fiches Interpol ont été consultées, et 1 a été extraite.
« L’attaquant…
Auteur: Simon Barbarit

