Les gouvernements américain, britannique et néo-zélandais ont accusé lundi 25 mars l’État chinois d’être derrière plusieurs cyberattaques contre leurs institutions politiques, déclenchant une réaction outrée de Pékin.
Dans de rares accusations publiques et détaillées désignant Pékin, les trois gouvernements ont dénoncé une série de cyberattaques au cours des dernières années, dans une démarche apparemment concertée pour demander des comptes à la Chine.
Sept Chinois inculpés
Le ministère américain de la justice a annoncé avoir inculpé sept Chinois pour une « prolifique opération de piratage informatique à l’échelle mondiale » pendant 14 ans visant à contribuer aux « objectifs d’espionnage économique et de renseignement extérieur » de Pékin.
Cette opération a nécessité l’envoi de plus de 10 000 courriels visant des entreprises, des hommes politiques, des candidats aux élections et des journalistes basés aux États-Unis et à l’étranger, a précisé lundi la vice-ministre de la justice Lisa Monaco.
Selon Washington, un groupe baptisé APT31 est à l’origine de ce « programme de cyberespionnage » qui aurait été géré par le puissant ministère chinois de la sécurité de l’État depuis la ville de Wuhan.
Les pirates ont eu accès à « des comptes de messagerie, des comptes de stockage en nuage (cloud, NDLR) et des enregistrements d’appels téléphoniques », a déclaré le ministère américain de la justice.
La Commission électorale britannique visée
Peu après, le vice-premier ministre britannique Oliver Dowden est venu annoncer devant le Parlement à Londres que « des acteurs affiliés à l’État chinois » avaient commis « deux cyberactions malveillantes » en 2020 et 2021. Il a dénoncé des cyberattaques contre des parlementaires critiques de Pékin et contre la Commission électorale du Royaume-Uni.
« Il s’agit du dernier épisode d’une série d’activités hostiles…
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Auteur: La Croix (avec AFP)

