S’exprimant devant le Conseil des droits de l’homme, Najat Maalla M’jid a indiqué que l’essor de l’intelligence artificielle accélère encore ces dérives en ligne et renforce les passerelles entre cyberintimidation et formes de violence criminelle.
Cette tendance se confirme dans les perceptions et l’expérience des enfants eux-mêmes. Un récent sondage mené par son bureau auprès de plus de 30.000 enfants dans toutes les régions a révélé que 66 % d’entre eux pensent que le cyberharcèlement a augmenté, et qu’un enfant sur deux ne sait pas où et comment signaler un cas et obtenir de l’aide.
Enfants harcelés en ligne pour leur apparence ou leur identité
D’autres enquêtes internationales aboutissent à des constats similaires. L’enquête mondiale menée par Microsoft de 2025 a révélé que 21 % des enfants avaient été victimes de cyberintimidation au cours de l’année précédente et que 37 % considéraient cela comme leur principale préoccupation en matière de sécurité en ligne.
Ces données mettent également en lumière les enfants les plus exposés à ces violences en ligne. Le rapport note que les enfants les plus vulnérables à la cyberintimidation sont ceux qui sont perçus comme « différents » ou marginalisés.
Le plus souvent, les enfants déclarent faire l’objet d’actes d’intimidation en raison de leur apparence physique, de leur race, de leur origine ethnique, de leur sexe, de leur handicap, de leur religion, de leur orientation sexuelle, de leur état de santé, de leur poids ou de leur situation socioéconomique.
Dans ce contexte, « les progrès rapides et l’accessibilité accrue de l’IA générative transforment le cyberharcèlement, le rendant plus rapide, plus ciblé, plus difficile à détecter et se propageant à grande échelle sur de multiples plateformes », a détaillé Mme Maalla M’jid.
Les deepfakes font référence à des images, des…
Auteur: Nations Unies FR

