Dans les rues de Nice, une nouvelle campagne d’affichage interpelle les passants. Entre stickers, affiches et détournements de logos, un message clair se dégage : un appel à boycotter les produits américains, en réponse aux décisions politiques récentes de l’administration Trump. À l’origine de cette initiative, un artiste engagé, déjà connu pour ses performances dans l’espace public au point qu’il en fait son terrain de jeu favori. À travers ce récent projet, il a donc revisité les symboles de grandes marques américaines pour devenir des supports de dénonciation.
Un boycott citoyen mis en images
Dans cette série d’affiches collées un peu partout dans la ville, on reconnaît les logos de multinationales américaines emblématiques, détournés de façon percutante. L’objectif ? Provoquer une prise de conscience sur l’influence des États-Unis dans les décisions politiques et économiques internationales, mais surtout inciter les citoyens européens à utiliser leur pouvoir de consommateurs comme levier d’action.
Cette campagne s’inscrit dans un contexte tendu. L’administration Trump a récemment annoncé l’imposition de taxes sur les produits européens et la fin de son soutien à l’Ukraine, des décisions perçues comme un désengagement des États-Unis vis-à-vis de leurs alliés traditionnels.
Une démarche artistique engagée
Ce n’est pas la première fois que l’artiste TooLate s’exprime dans l’espace public niçois. On se souvient en effet, de ses pièges géants installés à Nice pour dénoncer le tourisme de masse ou plus récemment, des noms d’arbres qu’il avait détourné en marques pour inciter les enfants (et pas que) à mieux connaître la nature.
Avec cette nouvelle série de détournements, il poursuit son engagement artistique et militant, visant à éveiller les consciences à travers des actions coup de poing. Loin des galeries et des musées, c’est dans la rue qu’il choisit…
Auteur: Claude Morizur

