Aurore Lalucq est économiste de formation. La native de Longjumeau (Essonne) est spécialiste de la financiarisation de la nature et de la transition sociale-écologique. Depuis 2019, celle qui a publié plusieurs ouvrages sur l’écologie est très active au Parlement européen sur les affaires économiques et monétaires.
Il y a cinq ans, la liste PS - Place publique conduite par Raphaël Glucksmann arrivait en 6e position, récoltant 6,19 % des voix. Aujourd’hui, les enquêtes sondagières placent votre liste en troisième position, talonnant de très près celle du camp présidentiel menée par Valérie Hayer. Comment expliquez-vous vce retournement de situation ?
Aurore Lalucq : Rien n’est joué et la mobilisation le 9 juin sera déterminante pour réaliser le score le plus haut possible. Mais oui, notre liste est la surprise de cette élection. Sur le terrain et dans les meetings, nous voyons beaucoup d’enthousiasme, une sorte de bouffée d’air dans une démocratie étouffée par le duel devenu duo qu’on a voulu nous imposer entre Renaissance et le Rassemblement national. Je crois aussi que notre sincérité se ressent et notre offre politique pro-européenne est claire sur les questions écologiques, sociales, économiques, géopolitiques et démocratiques. Nous avons aussi un bilan sérieux.
Nous remettrons des digues face à l’extrême droite.
Raphaël Glucksmann s’est démarqué au Parlement européen en imposant la question des ingérences étrangères, notamment russes et chinoises, et a alerté l’opinion publique sur la situation des Ouïgours, jusqu’à obtenir une législation sur le bannissement des produits issus de l’esclavage. De mon côté, j’ai défendu le Green New Deal, la fiscalité juste pour remettre l’économie au service de la société et dans les limites de la biosphère. Enfin, dans cette campagne, nous assumons de parler d’Europe, alors que certains…
La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Lucas Sarafian

