Quelques jours au bord d’un lac, dans un lieu champêtre et presque idyllique, une chaleur presque étouffante, à une dizaine de kilomètres de Valence, la plus grande ville du département de la Drôme… L’université d’été de La France insoumise (LFI), baptisée les « Amfis », qui accueille plus de 3 000 militants par jour, s’installe dans la petite commune de Châteauneuf-sur-Isère, du 22 au 25 août. Tous les ingrédients sont réunis pour que la rentrée politique du mouvement mélenchoniste ressemble à de petites vacances.
Bien entendu, les insoumis, qui comptent 70 000 nouveaux membres depuis le début de l’année, prévoyaient de tirer le bilan des européennes et des législatives, d’imaginer des stratégies électorales pour contrer l’extrême droite, d’expliquer encore et encore l’impératif d’une politique économique de rupture. Tout en menant campagne pour Lucie Castets, la haute fonctionnaire spécialiste de la fraude fiscale et directrice des finances de la mairie de Paris propulsée candidate du Nouveau Front populaire (NFP) pour Matignon. Mais le plan ne s’est pas déroulé comme prévu. Un autre combat politique s’est immiscé dans l’agenda : le face-à-face avec Emmanuel Macron.
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Car les grandes consultations à l’Élysée avec toutes les forces politiques, lancées le vendredi 23 août par le président de la République en vue de nommer un futur Premier ministre, tombent en plein milieu de l’université d’été du mouvement. Dès lors, il devient impossible d’ignorer ce qui pourrait être décisif dans la vie politique du pays.
Malgré la multitude d’universitaires reconnus, comme l’historien du nazisme Johann…
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Auteur: Lucas Sarafian

