« Ma maman dit que tout le monde est différent et qu’on peut faire ce qu’on veut, s’habiller comme on veut, être amoureux de qui on veut. » Dans Ma maman est bizarre, aux éditions La ville brûle, une enfant grandit aux côtés d’une mère solo attentive, tatouée et un brin anarchiste, dont la famille choisie est une bande d’ami·es qui font la fête dans des parcs et écument les manifestations féministes. Quant au jeune Léo, dans Léo là-haut, ce qu’il aime à l’école, c’est la récré, où il joue souvent « avec les arbres, les ombres et le souffle du vent ». En filigrane se dessinent les troubles du spectre autistique, sans que cela ne soit nommé. Léo est juste qui il est.
Ma maman est bizarre / Camille Victorine, illustrations d’Anna Wanda Gogusey / éditions La ville brûle, coll. « Jamais trop tôt », 44 pages, 15 euros.
Léo là-haut / Melody Kedadouche, illustrations d’Adam Rosier / éd. On ne compte pas pour du beurre, 36 pages, 14 euros.
Le garçon au fond de la classe / Onjali Q. Raúf, traduit de l’anglais par Marie Leymarie / éditions Gallimard Jeunesse, 320 pages, 15,90 euros.
Lady Papa / Émilie Chazerand, illustration de Diglee / éditions La ville brûle, 52 pages, 16 euros.
Caroline Fournier, cofondatrice (toujours bénévole) de la maison d’édition On ne compte pas pour du beurre, s’est elle-même retrouvée confrontée à un manque criant de représentations lorsque sa fille était petite. « On voulait juste une histoire à hauteur de notre fille, avec deux…
Auteur: Elsa Gambin

