A Plains, petite ville natale de Jimmy Carter dans le sud-est des Etats-Unis, les habitants accueillent avec tristesse la mort de leur ancien président et voisin, même si beaucoup s’y attendaient depuis qu’il bénéficiait de soins de fins de vie à domicile.
« Je suis très triste. C’était un homme incroyable », confie à l’AFP Kimberly Franklin, une infirmière de 56 ans, à la sortie d’un supermarché local où il lui arrivait de croiser les Carter faire leurs courses.
Comme de nombreux habitants de Plains, petite bourgade rurale d’environ 600 âmes, Kimberly Franklin chérit cette image de Jimmy Carter, figure politique et voisin accessible. L’ancien dirigeant démocrate avait par exemple assisté à son baptême, raconte-t-elle.
Après la fin de son mandat en 1981, l’ancien président américain est revenu vivre dans cette ville qui l’a vu naître et où il fit pousser dans sa jeunesse de l’arachide.
La majorité des habitants l’ont connu personnellement ou via un membre de leur famille.
« C’était un grand monsieur », assure Johnny Jones, un habitant de 85 ans dont la maison situé face au lycée de l’ancien président. « Il a beaucoup fait pour Plains ».
Assis sur un fauteuil à bascule sous son porche ce retraité de l’armée attend que l’agitation ne commence, avec les nuées de journalistes.
L’année dernière, la vie à Plains s’était figée pour les funérailles de Rosalynn Carter, ancienne Première dame. Jimmy Carter y était apparu affaibli, le visage émacié. Comme son épouse, il est mort dimanche dans la maison modeste qu’ils y occupaient depuis leur départ de la Maison Blanche.
« Occasion de se souvenir »
La bourgade,…
Auteur: AFP


