Depuis début mai, la ville d’Al Fasher (Darfour) est assiégée par les Forces de Soutien Rapide (RSF), combattues par l’armée soudanaise et des mouvements armés locaux. Depuis la ville assiégée, les habitantes prises au piège racontent la terreur vécue au quotidien, mais aussi les différentes formes de résistance mises en place, de la solidarité pacifique jusqu’à l’autodéfense armée.
Le 13 avril 2024, les Forces de Soutien Rapide (RSF) ont attaqué la ville d’El Fasher, capitale du Darfour Nord, causant le déplacement forcé de plusieurs milliers d’habitantes. Après que les RSF aient pris le contrôle de Nyala, El-Geneina, et Zalingei au cours d’attaques meurtrières, El Fasher reste la dernière grande ville du Darfour qui n’est pas tombée sous leur joug. Carrefour stratégique entre le Soudan, le Tchad et la Libye, la ville héberge 1,5 millions de réfugiées de toute la région, qui ont notamment fui les attaques des villages darfouris incendiés par les RSF.
La prise d’El-Fasher est donc éminemment stratégique, et pourrait avoir des conséquences importantes sur le déroulement futur de la guerre. Ainsi plusieurs groupes armés rebelles – notamment les mouvements armés de Minni Arko Minawi et de Jibril Ibrahim – se sont alliés à l’armée soudanaise pour combattre les RSF et empêcher qu’El Fasher ne tombe entre leurs mains.
Les combats ont commencé à Al-Fasher dès le début de la guerre, il y a plus d’un an, le 15 avril 2023. Jusqu’en avril, la ville était partagée en deux, avec une zone contrôlée par les RSF et l’autre contrôlée par l’armée soudanaise et ses alliés. Le rapport de force a changé en avril 2024…
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Auteur: dev




