Une parent d’élève scolarisé dans un collège héraultais a tiré la sonnette d’alarme la semaine dernière via les réseaux sociaux quand à la présence de sophrologie, une pratique de soin non conventionnelle, au sein de l’établissement. Pour Stéphanie de Vanssay, enseignante et référente UNSA-éducation sur les questions de dérives pseudo-scientifiques et sectaires au sein de l’éducation Nationale, des pratiques issues de croyances spirituelles n’ont rien à faire à l’école
Quand Audrey*, maman d’un enfant scolarisé dans un collège public héraultais, reçoit un mail de l’établissement proposant un “atelier détente sur la pause méridienne” avec une “sophrologue certifiée”, elle s’interroge. “Je pense que l’établissement veut bien faire, ça part d’une bonne intention, mais comme la pratique de la sophrologie ne fait l’objet d’aucune certification ou diplôme officiel, j’ai voulu demander qui était l’intervenante pour savoir d’où elle venait”, explique-t-elle au Poing.
L’établissement lui répond alors qu’elle est déjà intervenue en milieu scolaire, et lui propose de prendre rendez-vous pour tester ces ateliers elle-même. Audrey décide alors d’envoyer ces échanges à Stéphanie de Vanssay, enseignante et référente UNSA-éducation sur les questions de dérives pseudo-scientifiques et sectaires au sein de l’éducation Nationale et créatrice du blog Dérives Scolaires, qui publie l’information sur X (ex-Twitter).
🚨#DérivesScolaires #Sophrologie : un cas concret🚨On est dans l’@acmontpellier, dans un collège public… une maman reçoit sur Pronote l’information suivante de la part de l’infirmière : une sophrologue CERTIFIÉE va proposer un atelier dans le collège de son enfant… pic.twitter.com/LqwgRzCq0Z
— Stéphanie de Vanssay (@2vanssay) October 13, 2024
Une pratique décriée
“L’école est là pour enseigner des connaissances, pas des…
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Auteur: Elian Barascud

