C’est lui. Emmanuel Macron a nommé François Bayrou à Matignon. Ou s’est résolu à le nommer, tant les choses ont semblé compliquées dans la dernière ligne droite. « Je pense que l’accouchement a été difficile », sourit le sénateur Modem Jean-Marie Vanlerenberghe, un proche du nouveau premier ministre, qu’il a eu au téléphone plusieurs fois ces derniers jours. Mais c’est bien le Béarnais qui atterrit rue de Varenne. Son rêve enfin réalisé.
« C’est le moment Bayrou » se réjouit le sénateur Jean-Marie Vanlerenberghe, un proche du premier ministre
Matignon était pourtant à deux doigts de lui échapper, encore une fois. S’il n’avait pas été nommé, « cela aurait été la crise. Le Président en a pris conscience », croit savoir un parlementaire, qui ajoute que « Bayrou, ce n’est pas Vautrin », à qui Emmanuel Macron avait proposé Matignon avant de nommer finalement Elisabeth Borne. Une menace de perdre un allié qui aurait joué ? Il faut dire que le président du Modem s’est montré patient jusque-là. « François Bayrou, c’est celui qui est dans la salle d’attente du docteur, mais à chaque fois que le toubib sort, il y a quelqu’un qui lui passe devant, « pardonnez-moi, c’est une urgence » », s’amusait la semaine dernière en privé un cadre du bloc central. Cette fois, c’est son tour.
Au Modem, ce soir, on ne peut cacher sa joie. « Je me réjouis qu’enfin, le Président ait accédé à cette…
Auteur: François Vignal

