Dans le champ du possible

Un camarade, Lucas Amilcar, nous a transmis une traduction d’un texte d’Anibal Romo portant sur l’essor et l’effondrement d’un collectif antipatriarcal chilien accompagnée d’une longue introduction qui en précise l’argumentaire et l’articule au contexte français. L’absence de consensus sur l’affaire Depardieu ou l’affaire Quatennens, entre autres, manifestent le retard de la conscience féministe en France relativement à celle déployée massivement au Chili. En s’appuyant sur plusieurs références, dont un texte de Mark Fisher que nous avions traduit ici il y a quelque temps, Anibal revient sur le backlash qui a suivi les manifestations féministes massives de 2019 au Chili, la fragilité des collectifs d’hommes féministes, et tente de défaire le labyrinthe de certaines méthodes des organisations politiques antipatriarcales qui, parfois, semblent insuffisantes à maintenir à vif des groupes consistants, unités de bases d’une pratique révolutionnaire de haute durée. Leurs contacts sont en fin d’article pour celles et ceux qui souhaitent poursuivre la discussion.

Introduction

Anibal, dans ce texte, propose une réflexion critique sur certains piliers et pratiques du féminisme chilien et il le fait avec la volonté délibérée de proposer un nouveau pas en avant, et d’ainsi avancer plus massivement vers les conquêtes féministes qui manquent encore. Nous pensons tous deux que le séparatisme, la pratique de la funada, l’exclusion des hommes du mouvements féministe, la détermination des réponses aux viols et à la violence, sa radicalité donc, ont été des moyens fondamentaux dans le processus de lutte au sein duquel les femmes et les dissidences sexuelles ont pu construire ce niveau de puissance féministe.

Si ces questions sont particulièrement importantes il est difficile de les importer comme telles en France. En proposant ce texte nous n’entendons aucunement remettre en question la non-mixité,…

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Auteur: dev