Marseille (Bouches-du-Rhône)
De notre correspondante régionale
La météo immobilière de l’automne dans le Sud ? Une pluie d’appels à l’aide sur les réseaux sociaux : « Urgent : étudiant(e) cherche studio ou colocation à Aix-en-Provence. » Haut lieu du tourisme, la cité provençale (147 000 habitants dont 30 000 étudiants) n’a pas attendu la folle remontée des taux d’intérêt pour devenir « l’une des zones les plus tendues de France au niveau logement, en particulier étudiant, et cela s’est encore aggravé cette année », assure Lyes Belhadj, président du syndicat Union étudiante. Constat confirmé par la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) Aix-Marseille-Provence (AMP), où le président, François-Xavier Guis, également à la tête de plusieurs agences immobilières, décrit un marché très particulier : « Les acheteurs aixois ont un fort pouvoir d’achat. Et très peu de biens sont à la vente. Résultat, les prix continuent d’augmenter, jusqu’à 6 500 € le mètre carré ! »
À ce niveau, de nombreux bailleurs cherchent les locations les plus rentables : « Ici, il est plus simple de trouver un Airbnb pour la Coupe du monde de rugby qu’un logement étudiant, tacle Lyes Belhadj. Beaucoup d’étudiants doivent s’éloigner jusqu’à Vitrolles, Salon-de-Provence ou Cavaillon. Après plusieurs mois, un de nos camarades a trouvé un 18 m2 en piteux état, à 800 € par mois ! » Lyes Belhadj a choisi de s’installer à une vingtaine de kilomètres de sa fac, dans un agréable T2 à 600 € par mois : « Une solution réservée à ceux qui ont une voiture », nuance-t-il. Même avec le litre d’essence à 2 €, la formule reste économiquement gagnante. Écologiquement, c’est plus discutable.
Brûler de l’essence pour se loger, drôle de paradoxe, alors que l’écologie est justement la raison d’être du plan de lutte contre les « passoires thermiques », ces logements…
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Auteur: Guylaine Idoux

