Un collectif mobilisé contre une nouvelle centrale
C’est à la suite d’un conseil municipal en février 2022 que des riverains découvrent le projet de construction d’une nouvelle centrale sur des terres agricoles. Ils s’unissent en collectif et forment ensemble Stop Enrobé 81. Le collectif compte aujourd’hui une vingtaine de membres actifs et 250 sympathisants.
Le collectif, d’abord mobilisé contre le projet de nouvelle centrale, va aussi être amené à s’intéresser à la centrale existante à la suite d’incidents répétés de pollution en 2022 et 2023. Jusqu’alors, personne ne s’était réellement préoccupé de cette centrale, vieille de plus de 30 ans et exploitée par Tarn Enrobés, regroupement des sociétés Eiffage, Spie Batignolles et Eurovia.
C’est en creusant davantage sur cette installation usée par le temps que les membres du collectif vont découvrir qu’elle pourrait bien être la cause de pollutions protéiformes survenues sur le territoire depuis plusieurs années.
Leurs investigations se tournent alors vers les seuils de pollution autorisés et les contrôles inhérents à ces taux effectués sous l’égide de l’État et de ses services préfectoraux. Débute alors un véritable combat qui les mènera de surprise en désillusion, et qui, aujourd’hui, est encore bien loin de son épilogue.
Des seuils de pollution erronés ?
Il est important de rappeler ici que les centrales d’enrobé font partie des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) et sont reconnues comme potentiellement dangereuses pour la santé, la sécurité publique et l’environnement. À ce titre, elles doivent faire l’objet d’une surveillance stricte de la part d’un organisme d’État, à savoir, plus précisément, les Directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL).
Dans son enquête, le collectif Stop Enrobé 81 remonte le temps et s’aperçoit d’une…
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Auteur: Juliette Boffy

