Dans les campagnes, face à l’extrême droite, mener des luttes fertiles

« Une claque. » « Une déception ». « Un sursaut vital ». L’épisode inattendu de la dissolution de l’Assemblée nationale puis des élections législatives en juin et juillet 2024 a laissé des marques tenaces dans les esprits et les cœurs des gauchistes (néo)ruraux aux quatre coins de la France. Un électrochoc qui a fructifié en collectifs citoyens actifs, qui tentent de contrer la progression de l’extrême droite en dehors des périodes électorales en agissant au quotidien.

Des expériences pour lutter contre le sentiment de relégation omniprésent et faire exister un contre-discours à cette vision binaire et dangereuse : les villes et les métropoles seraient progressistes, tandis que les campagnes, conservatrices, voteraient plus facilement Rassemblement national (RN).


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Comme l’explique Olivier Bouba-Olga, économiste et spécialiste en aménagement de l’espace et urbanisme, « le revenu, la catégorie sociale et le niveau de diplôme sont les trois variables qui expliquent le mieux le vote des Français ». Se risquer à extraire des grandes tendances serait trop périlleux, tant les enjeux territoriaux sont décisifs, pour comprendre ce qui se joue dans les territoires. Nous avons choisi de mettre en lumière cinq d’entre eux au travers de cinq témoignages de citoyen·nes qui œuvrent pour faire exister un rempart de gauche dans leur village.

Dans la Nièvre

Sur les terres de François Mitterrand, la percée de l’extrême droite a du mal à passer. Le frondeur socialiste Christian Paul, qui a vécu quatre mandats de député et se présentait sous la bannière Nouveau Front populaire (NFP), s’est fait battre par Julien Guibert,…

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Auteur: Vanina Delmas

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