Verfeil (Haute-Garonne)
Jeudi 26 septembre, la Cellule nationale d’appui à la mobilité (Cnamo) était de retour à Verfeil en Haute-Garonne. Après une semaine de siège policier ne permettant que de rares ravitaillements en eau et nourriture aux opposants à l’A69, perchés dans les arbres et sur le toit de la maison — jusqu’il y a peu occupée par la dernière famille qui résistait au chantier — les gendarmes-grimpeurs ont tenté une nouvelle intervention à la zad du Verger.
Harnachés dans leurs baudriers ou pendent leurs mousquetons, les sous-officiers de cette cellule « quasi unique en Europe », selon le site du ministère de l’Intérieur, ont investi le toit de la maison où quelques militants étaient retranchés depuis le lundi 16 septembre pour empêcher l’avancée du chantier de l’autoroute A69. Aidée par un énorme talus érigé par les pelleteuses du concessionnaire NGE-Atosca, la Cnamo n’a eu aucun mal à accéder au toit.
Malgré la résistance des opposants, qui s’étaient attachés le bras à l’intérieur du toit en utilisant la technique de l’« arm-lock », les sous-officiers ont pu désentraver quatre d’entre eux et les contraindre à descendre. D’autres ont fini par descendre par eux-mêmes en échange de nourriture. Cinq « écureuils » — les militants perchés dans les arbres — sont toujours perchés dans les deux derniers noyers du Verger pour empêcher leur abattage.
Depuis le lundi 16 septembre et le début de la tentative d’expulsion, la Cnamo s’est heurtée à la détermination des écureuils, ne parvenant initialement pas à faire descendre l’ensemble des militants des arbres et du toit. Face à cet échec, la stratégie a évolué, s’inspirant fortement de l’intervention policière à la zad de la Crem’Arbre en mars dernier dans le Tarn.
Le vendredi 20 septembre, des Compagnies républicaines de sécurité (CRS) ont été dépêchées sur place pour assurer une…
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Auteur: Justin Carrette

