Mimizan (Landes), reportage
Debout sur le goudron de l’aérodrome de Mimizan, Nathalie Fabre, talkie-walkie à la main, guide les demandes d’atterrissage sur le site. En cet après-midi de septembre, les petits avions de tourisme habituels ont été remplacés par de plus lourds aéronefs pilotés par les pompiers. Car à quelques centaines de mètres, un feu s’est déclaré dans la pinède un peu plus tôt dans la journée et ravage des hectares de forêts sur la commune de Saint-Paul-en-Born. Les pompiers de plusieurs départements n’étaient pas loin puisque, la veille, ils avaient été appelés en renfort à 10 km, à Labouheyre, pour un autre incendie qui a brûlé plus de 190 hectares.
« Des départs de feu, il y en a toujours un peu. Les gens qui volent ici nous les signalent, constate la gestionnaire de l’aérodrome tandis qu’elle surveille des yeux un hélicoptère des pompiers qui a demandé l’autorisation d’atterrir. Mais normalement ils sont assez vite contenus. Là, avec la sécheresse, la vitesse de propagation est inédite. Ça part tout de suite. » Entre les pistes de l’aérodrome, l’herbe a complètement grillé et craque sous les pieds.
« Il n’y a pas eu de vraie pluie depuis avril »
Avec la sécheresse, la saison des feux s’étire et déborde sur le mois de septembre. Le maire de Saint-Paul-en-Born, Pascal Mayer, a été appelé et suit le travail de terrain auprès du poste de commandement (PC) de sécurité avec deux de ses adjoints. Pour lui, il s’agit « d’un feu tardif pour la saison » et prévient, après avoir observé les prévisions de Météo-France : « On sait que le risque va perdurer jusqu’au 15 octobre. » Aucune pluie majeure n’est prévue d’ici là. Son adjoint, Jean-Yves Perez, ancien pompier professionnel aujourd’hui retraité, abonde : « Il n’y a pas eu de vraie pluie depuis avril. La forêt est hyper vulnérable à l’heure actuelle. »
Seule bonne…
Auteur: Chloé Rébillard
