Dans les quartiers populaires, le stigmate de la « mauvaise mère »

Des statistiques, les mères isolées en connaissent des tonnes. La part qu’elles représentent parmi les familles monoparentales (82 %). La pauvreté de leurs enfants quand ils vivent dans les quartiers prioritaires (près de 60 %). Le pourcentage des pensions alimentaires qui ne sont pas versées (plus de 20 %). Mais il y a un chiffre qu’elles ne connaissaient pas. Et elles s’en seraient bien passées, tant il participe à les pointer du doigt, elles, les mères seules qui habitent dans les quartiers prioritaires de la ville.

« 60 % des mineurs présentés à la justice après les émeutes en réaction à la mort de Nahel en juillet étaient issus de familles monoparentales. » La déclaration du ministère de la Justice résonne comme l’ultime attaque gouvernementale à leur égard. Les magasins pillés, les incendies, les affrontements avec les forces de l’ordre : leur faute, uniquement leur faute.


Sur le même sujet : Pour l’État, c’est toujours la faute des mères

Cette stigmatisation avait commencé dès la mort de l’adolescent de 17 ans. Sa mère, Mounia, éduquait seule son enfant avant qu’il ne soit abattu par un policier, le 27 juin 2023. Trois jours seulement après le drame, Emmanuel Macron cible les parents comme principaux responsables des dégâts occasionnés. En sortie de cellule de crise interministérielle, le chef de l’État lance : « C’est la responsabilité des parents de les garder au domicile. Donc il est important pour la quiétude de tous que la responsabilité parentale puisse clairement s’exercer. […] La République n’a pas vocation à se substituer à eux. » Quelques jours plus tard, il envisage une sanction financière, « un tarif minimum dès la première connerie ».

Le ton de…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Hugo Boursier

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com