Nouvelle journée d’action dans l’éducation à Nantes : l’école publique n’est pas à vendre car elle n’a pas de valeur marchande
Après une journée de grève animée hier, avec entre autres le blocage du Loquidy, “lycée d’excellence” où la sénatrice Laurence Garnier a placé ses enfants, la mobilisation continue en Loire-Atlantique. Une Assemblée Générale a réuni 250 personnes ce matin avant la manifestation. Les personnels d’éducation du 44 n’ont pas reconduit la grève pour la semaine prochaine, mais ça n’est certainement pas parce que le mouvement se termine : il respire, il vit, il se politise.
Demain les personnels se retrouveront dans leurs bahuts aux côtés des parents d’élèves pour distribuer des tracts et pousser la mobilisation. Samedi une manifestation réunira à nouveau parents, enseignant-es, élèves et personnels : rendez-vous à 10h30 au miroir d’eau. Et la semaine prochaine, s’il n’y a pas de grève c’est à la fois pour respirer financièrement, mais aussi pour organiser des heures syndicales et mobiliser les collègues qui ne le sont pas encore.
La première semaine d’avril risque donc d’être chaude dans l’éducation, car il a été décidé de se joindre à la mobilisation du secteur médico-social, un autre service public en première ligne face aux politiques néolibérales du gouvernement.
Mais ce que l’AG de ce matin a eu de plus réjouissant, c’est qu’elle se politise. De plus en plus les grévistes sortent des batailles locales ou corporatistes, s’émancipant des directions syndicales. La FSU tire un peu la gueule, FO n’est presque plus là, on peut enfin tenir un discours révolutionnaire. Les revendications ne sont plus centrées sur des points concrets et techniques ou sur l’énième réforme appelée “choc des savoirs”, mais sur la place même de l’école dans notre société.
On pourrait résumer l’ensemble des revendications à cette simple phrase :…
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Auteur: B

