Stations de pompage bombardées, puits contaminés, réseaux électriques détruits. Dans les zones de conflit, les moyens de priver les populations d’eau potable se multiplient. Une étude publiée jeudi par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), portant sur 23 pays et territoires entre janvier 2021 et juin 2026, révèle l’ampleur croissante des dommages infligés aux infrastructures hydrauliques.
Le rapport distingue sept catégories d’attaques, des frappes contre les installations aux restrictions d’accès aux équipements indispensables à leur fonctionnement. Près de la moitié des incidents recensés entre 2021 et 2025 impliquent l’utilisation d’armes explosives, notamment dans la bande de Gaza, en Syrie et en Ukraine.
« Le personnel humanitaire fait de son mieux pour maintenir l’approvisionnement en eau malgré l’augmentation de ces attaques », a avertit Catherine Russell, directrice générale de l’UNICEF, dans un communiqué accompagnant la sortie du rapport. « Les travaux de réparation ne doivent toutefois pas se substituer à l’obligation de protéger ces installations ».
En Ukraine, des habitants de Stakhanov, dans la région de Louhansk, collectent de l’eau potable (archives)
De Gaza au Soudan, des réseaux dévastés
Dans la bande de Gaza, les destructions illustrent l’ampleur du phénomène. Dès novembre 2023, un mois après le début du conflit, sept installations hydrauliques avaient été touchées par des frappes. Trois mois plus tard, une évaluation satellitaire révélait que la moitié des 239 installations d’approvisionnement en eau et d’assainissement examinées avaient subi des dommages. En avril 2026, l’usine de dessalement du nord du territoire a été détruite et au moins 51 autres installations de dessalement ont dû être réparées.
Au Soudan, ravagé par la…
Auteur: Nations Unies FR
