Dans l’Essonne, l’optimisme infaillible des « vieilles du porte-à-porte »

Docs Martens aux pieds, veste en cuir à col gris, Nadia sort du RER B à Courcelles-sur-Yvette (Essonne). Mardi 18 juin, sur les coups de 18 heures, la retraitée de 68 ans, ancienne psychologue de l’Éducation nationale, rejoint Annig, 70 ans, et Claire, 69 ans, à la sortie de la station. Ce sont « les vieilles du porte-à-porte » comme Nadia les présente. Avec elles, Alain, 73 ans, enseignant d’économie à la retraite. « Pas un expert », dit l’homme, davantage habitué des tractages et des boîtages, dont la moustache et la barbe blanchies forment un îlot autour de la bouche.

La petite voiture conduite par Claire roule cinq minutes dans la vallée de Chevreuse, dans une ambiance joviale, jusqu’à la résidence de logements sociaux de Gif-sur-Yvette. Les quatre compagnons ont prévu d’y faire du porte-à-porte, un moyen d’action privilégié des militants insoumis (LFI). « Les autres n’en ont pas besoin, explique Nadia, ils ont les radios qui font tout pour eux. » Les petits immeubles forment un U autour d’une cour avec un peu d’herbe, quelques bancs et des enfants qui se déplacent en rigolant dans un caddie d’hypermarché.


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Ces bâtiments, les trois femmes les connaissent. Elles y ont fait la campagne des européennes. Annig sonne à l’interphone du premier bâtiment. « D’habitude, on y va en fin de semaine, c’est la première fois qu’on fait ça un mardi, mais vu les délais, on n’a pas le choix. » Il faut quelques noms de famille avant qu’une femme ne décroche. « Bonjour, on vient pour les élections législatives. » Avec cette campagne impromptue, la langue d’Annig a manqué de fourcher sur le nom de l’alliance. « On vient…

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Auteur: Pauline Migevant